Imprimante 3D – Démo à la Foire de Tours

Une imprimante 3D s’invite à la Foire de Tours!!!

Pour la Foire de Tours, Informatique Chez Vous accueille le 9 Mai Jean Jacques Bodin, spécialiste de la DAO/CAO. Il réalisera des montages et réalisera les pièces grace à une imprimante 3D.

Mais qu’est ce qu’une Imprimante 3D?

L’impression 3D ou impression tridimensionnelle sont les termes courants utilisés pour parler des procédés de fabrication additive. Initialement, en raison de leurs défauts originels, ces procédés ont été développés pour le prototypage rapide, mais maintenant ils sont de plus en plus utilisés pour la fabrication de pièces fonctionnelles. Bien que d’autres existent, voici quelques technologies qui coexistent : le FDM (Fuse Deposition Modeling : modelage par dépôt de matière en fusion), la SLA (Stéréolithographie : une lumière UV solidifie une couche de plastique liquide) et le frittage sélectif par laser (un laser agglomère une couche de poudre).

L’impression tri-dimensionnelle permet de produire un objet réel : un opérateur dessine l’objet sur un écran en utilisant un outil de Conception assistée par ordinateur (CAO). Le fichier 3D obtenu est envoyé vers une imprimante spécifique qui le découpe en tranches et dépose ou solidifie de la matière couche par couche pour obtenir la pièce finale. Le principe est donc assez proche de celui d’une imprimante 2D classique : les buses utilisées, qui déposent de la colle, sont d’ailleurs identiques à celles des imprimantes de bureau. C’est l’empilement de ces couches qui crée un volume.

Selon le procédé une panoplie de matériaux peut être utilisée : le plastique (ABS), la cire, le métal, le plâtre de Paris , les céramiques et d’autres encore.

Quels en sont les utilisations d’une imprimante 3D?

Les applications vont de l’industrie – la production de voiture, d’avions, de bâtiments, de biens de consommation, etc., à la visualisation de projets, de vérification d’ergonomie pour l’architecture ou les études de design.

La précision de l’impression, et les typologies de matériaux sont susceptibles d’augmenter à l’avenir au fur et à mesure des progrès techniques.

Plus récemment (2012-2013), des expériences artistiques ou techniques ont utilisé des

Imprimante 3D

Imprimante 3D

machines construisant des objets ou décors en sable, parfois de grande taille. C’est le cas par exemple de :

décors d’architecture imprimée par les architectes Michael Hansmeyer et Benjamin Dillenburger, réalisés avec le Department d’Architecture de l’ETH de Zurich . La machine 3 D a produit des objets de grande taille à base de sable mis en forme à partir d’algorithmes conçus pour produire des formes complexes et décoratives, qui devraient être exposés en France au FRAC d’Orléans en 2014
Des sculptures ou objets utilitaires construit par un « robot mobile pulvérisateur de pierre » (Stone Spray robot) contrôlé par ordinateur et capable d’imprimer dans plusieurs directions à la fois (selon deux plans ; vertical et horizontal) pour produire des formes complexes éventuellement autoportantes (meubles, murs, sculptures… construites à base de sable aggloméré par une colle (liant écologique certifié LEEED (Leadership in Energy and Environmental Design), avec une alimentation électrique qui est un panneau photovoltaïque19. Ce robot a été produit par Shergill, Anna Kulik et Petr Novikov, supervisés par Jordi Portell, Marta Male Alemany et Miquel Iloveras de l’IAAC (Institut catalan pour une architecture avancée (Institute for Advanced Architecture of Catalonia (en))20
Des objets en sable fondu ; la fusion est produite par concentration d’un faisceau de lumière solaire sur une couche renouvelée de sable du désert ; Markus Kayser a ainsi produit un petit prototype très simple, testé avec succès dans le désert du Sahara fonctionnant au moyen d’une lentille de fresnel (« Solar Sinter Project ») concentrant la chaleur du soleil sur du sable ajouté dans la machine couche par couche, sur la base d’un modèle numérique21.
Des objets de grande taille pourraient bientôt également être produits par la technologie du Contour crafting22 : Le Pr Behrokh Khoshnevis, avec l’université de Californie du Sud et des financements de la Nasa et l’Institut Cal-Earth teste en 2014 une « imprimante 3D géante » avec comme projet de construire une maison en 24 heures23. L’imprimante est ici un robot qui projette du béton selon un plan stocké dans l’ordinateur qui le commande. De tels robots pourraient construire, pour tout ou partie avec des matériaux prélevés sur place des édifices civils et militaires, des pistes d’atterrissage, des routes, des hangars ou encore murs anti-radiation ainsi que des structures éventuellement habitables sur la lune, mars ou d’autres environnements extraterrestres. Des tests sont faits dans un laboratoire situé dans le désert de la Nasa (D-RATS). Ce procédé est ou a été testé à petite échelle (projet « maison du futur / Urban initiative policy » (2004) et il est envisagé par des industriels depuis plusieurs années

En 2012, le marché mondial de l’impression 3D a atteint $2,2 milliards avec une croissance annuelle de 30%26.
En 2013, on sait gérer facilement des matériaux correspondant aux caractéristiques suivantes :

– conducteurs électriques et isolants, résistants électriques ;
– transparents, translucides ou opaques ;
– rigides ou souples, élastiques ou cassants ;
– pâteux, durs, abrasifs ;
– colorés (toutes les couleurs, y compris phosphorescents, réactifs aux UV…) ;
– magnétiquement inertes.
-magnétiquement temporaires, médiocrement, en introduisant de la limaille de fer dans une cavité, ou un métal par exemple. (Une aimantation ultérieure permet de gérer les aimantations définitives).

Imprimante 3D

Imprimante 3D

En 2013, on ne sait pas gérer facilement des matériaux correspondant aux caractéristiques suivantes :

– semi-conducteurs neutres, négatifs et positifs : voir l’article dédié : dopage (semi-conducteur) ;
– précontraints ;
– gaz ;
Les textiles sont généralement assemblés séparément et fixés aux objets finaux.

Cela rend impossible les transistors, l’électronique, l’informatique, les panneaux photovoltaïques, les interrupteurs à lames souples.
Il est plus facile de construire les pièces détachées séparément et de les assembler ensuite, mais il est souvent possible d’imprimer les objets déjà terminées, avec l’assemblage déjà effectué.

À noter que Microsoft a déposé en septembre 2013 un brevet rendu public qui aurait pour objectif de repousser les limites décrites ci-dessus : en effet, l’entreprise envisage des imprimantes 3D capables d’élaborer des objets électroniques en fournissant comme « consommables » des cartouches de composants électroniques (puces, led, processeurs, etc).

Nous vous ferons donc des démonstrations de la complexité mais aussi de l’utilité de ces imprimantes.

Plus d’informations  sur :

http://www.tobeca.fr/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Impression_tridimensionnelle

Nous vous accueillerons à notre stand D22 avec plaisirs.

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