Le logiciel libre est en croissance

Le logiciel libre recrute !!!

Ces trois dernières années, le poids du libre a changé d’échelle en France, passant de 5 % du secteur du logiciel et des services informatiques, à 13 %. Et la croissance va se poursuivre.

Le logiciel libre est en pleine croissance. À l’occasion du Paris Open Source Summit, qui se tient dans la capitale jusqu’au 19 novembre, le cabinet Pierre Audoin Consultants a publié une étude pour le Conseil national du logiciel libre (CNLL) et le Syntec numérique, d’où il ressort que ce marché pèse 4,1 milliards d’euros aujourd’hui. C’est un tiers de plus qu’en 2012. D’ici cinq ans, il atteindrait les 6 milliards d’euros.

En trois années, le poids du libre dans le segment du logiciel et des services informatiques en France est passé de 5 à 13 %. Autre tendance forte : les éditeurs open source se distinguent du reste du marché par leur important effort d’investissement en matière de recherche et développement : 51 % consacrent en effet plus de 15 % de leur chiffre d’affaires à ces dépenses, contre 11 % en moyenne pour les autres éditeurs européens.

Cloud et calcul haute performance

Au centre de cette croissance et de ces investissements, on trouve les technologies du cloud – la pile logicielleOpenStack par exemple – et l’Internet des objets. Alors que Linux propulse 97 % des supercalculateurs du classement Top 500, plusieurs fabricants (Cray, Fujitsu, Intel…) ont annoncé cette semaine la création du projet OpenHPC, dans le but de créer un framework qui soutiendra l’open source dans cet environnement.

 

Qu’est ce que c’est un logiciel libre?

Un logiciel libre est un logiciel dont l’utilisation, l’étude, la modification et la duplication en vue de sa diffusion sont permises, techniquement et légalement1. Ceci afin de garantir certaines libertés induites, dont le contrôle du programme par l’utilisateur et la possibilité de partage entre individus2.

Ces droits peuvent être simplement disponibles (cas du domaine public) ou bien établis par une licence, dite « libre », basée sur le droit d’auteur. Les « licences copyleft » garantissent le maintien de ces droits aux utilisateurs même pour les travaux dérivés.

Les logiciels libres constituent une alternative à ceux qui ne le sont pas, qualifiés de « propriétaires » ou de « privateurs »Note 1. Ces derniers sont alors considérés par une partie de la communauté du logiciel libre comme étant l’instrument d’un pouvoir injuste, en permettant audéveloppeur de contrôler l’utilisateur3.

Le logiciel libre est souvent confondu à tort avec :

  • les gratuiciels (freewares) : un gratuiciel est un logiciel gratuit propriétaire, alors qu’un logiciel libre se définit par les libertés accordées à l’utilisateur. Si la nature du logiciel libre facilite et encourage son partage, ce qui tend à le rendre gratuit, elle ne s’oppose pas pour autant à sa rentabilité principalement via des services associés. Les rémunérations sont liées par exemple aux travaux de création, dedéveloppement, de mise à disposition et de soutien technique. D’un autre côté les logiciels gratuits ne sont pas nécessairement libres, car leur code source n’est pas systématiquement accessible, et leur licence peut ne pas correspondre à la définition du logiciel libre.
  • l’open source : le logiciel libre, selon son initiateur, est un mouvement social4 qui repose sur les principes de Liberté, Égalité, Fraternité5 ; l’open source quant à lui, décrit pour la première fois dans La Cathédrale et le Bazar, s’attache aux avantages d’une méthode de développement au travers de la réutilisation du code source.

 

Source : http://pro.clubic.com/legislation-loi-internet/propriete-intellectuelle/logiciel-libre-open-source/actualite-786632-logiciel-libre-france.html

Au sujet de l'auteur

Lire aussi :