Pourquoi ne pas passer sur un système d’exploitation libre de droit?

Deja… nous allons faire un petit aide mémoire … qu’est ce qu’un système d’exploitation?

Le système d’exploitation est le premier programme exécuté lors de la mise en marche de l’ordinateur, après l’amorçage. Il offre une suite de services généraux qui facilitent la création de logiciels applicatifs et sert d’intermédiaire entre ces logiciels et le matériel informatique. Un système d’exploitation apporte commodité, efficacité et capacité d’évolution, permettant d’introduire de nouvelles fonctions et du nouveau matériel sans remettre en cause les logiciels.

Nous connaissons Windows édité par Microsoft… Quand vous achetez un PC avec ce système, vous achetez un titre de licence

Il y a une vague qui grandit de plus en plus… le libre… Linux … Il existe plusieurs versions dites distributions… Une distribution très connue et reconnue : Ubuntu

depannage informatique tours

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Fondé sur la distribution Linux Debian, ce système d’exploitation est constitué de logiciels libres7, et est disponible gratuitement, y compris pour les entreprises, selon un principe lié à la philosophie affichée du projet. On estime en 2011 qu’il y a plus de 25 millions d’utilisateurs des différentes versions pour ordinateurs
Ubuntu affiche comme ambition de principe la volonté que le monde entier puisse équitablement profiter du logiciel, et pour ce faire, que tout utilisateur d’ordinateur puisse être libre de télécharger, d’utiliser, de copier, de distribuer, d’étudier, de partager, de modifier et d’améliorer le logiciel pour toutes utilisations sans payer de droit de licence. Il est stipulé aussi que l’utilisateur doit pouvoir choisir la langue dans laquelle il l’utilise et avoir l’opportunité d’utiliser le logiciel même s’il est en situation de handicap

Puisqu’on peut le télécharger librement, Ubuntu est proposé par défaut sous forme d’une Image disque. Cette image ISO permet de créer un disque LiveCD ou Live USB qui permet d’utiliser Ubuntu sans installation et sans modifier le système utilisé, soit pour l’utiliser directement, soit pour tester la compatibilité d’une (nouvelle) version avec un ordinateur avant de l’installer.

L’environnement graphique est Unity par défaut, KDE pour Kubuntu, Xfce pour Xubuntu, LXDE pour Lubuntu et il n’y en a pas pour la version serveur. Il est possible d’en changer ou d’en ajouter. Lorsque plusieurs environnements graphiques sont installés, on peut choisir celui désiré au moment de la connexion, après la frappe (ou la sélection) de son identifiant et avant celle de son mot de passe.

Technique

Les distributions Ubuntu sont basées sur la branche dite « instable » de Debian (surnommée Sid). L’architecture générale (dont le système de paquets APT) est donc celle de la distribution Debian.

La différence principale est que la convivialité générale (procédure d’installation, choix de logiciels par défaut…) se fait parfois hors du cadre éthique très strict de Debian. Réciproquement, les versions stables de Debian suivantes intègrent ou adaptent certaines des avancées mises en place pour Ubuntu.

Ubuntu mise sur l’utilisabilité ; le système tient sur un seul LiveCD compressé (attention toutefois : depuis la version 12.10, ce cd doit faire 800 Mo et plus seulement 700 Mo). Avec l’approche One Application Per Task (une application par tâche), le CD ne contient que les programmes nécessaires pour une utilisation courante (ou du moins au début, car Ubuntu contient plus de 80 programmes, bien que la plupart ne soient que de simples utilitaires). À partir de la version 7.04 (nom de code Feisty Fawn), le système d’installation inclut un assistant de migration depuis le système d’exploitation Windows et transfère les données personnelles (dossier Mes documents) ainsi que les fonds d’écran, les favoris internet, etc.

Dans un souci d’homogénéité et de performance globale du système, seules les applications GTK+ (pour le bureau GNOME) sont proposées par défaut dans Ubuntu. Pour Kubuntu, ce sont des applications Qt, plus adaptées au bureau KDE, qui sont préférées. Ubuntu inclut aussi un système de mise à jour automatique pour corriger les bugs et les failles de sécurité.

Contrairement à la plupart des distributions Linux, le compte root ou administrateur est désactivé par défaut, ce qui permet de conserver un certain niveau de sécurité ; c’est donc l’utilisateur qui effectue les tâches administratives temporairement et pour une tâche déterminée avec les droits d’administrateur (voir sudo).

Ubuntu est disponible, officiellement pour les architectures x86 (Intel et compatibles), AMD64 et SPARC, mais non officiellement pour PowerPC (arrêt du support avec la version 6.10), IA-64 (Intel Itanium) et PlayStation 3 (processeur Cell dérivé du PowerPC d’IBM).

Avec la version 9.04 Jaunty Jackalope est venu le support officiel de l’architecture ARM9, grâce au projet Ubuntu Mobile.

Historique

Mark Shuttleworth.
Le projet est lancé en 2004 par le sud-africain Mark Shuttleworth. Devenu multimillionnaire après la vente de sa précédente entreprise (Thawte)22, cet ancien développeur Debian souhaite une version plus facile d’accès pour les novices et se consacre à la réalisation de ce projet.

Pour le mener à bien, il crée parallèlement Canonical, société commanditaire officielle du système d’exploitation, et Ubuntu Foundation, une association à but non lucratif chargée en cas d’échec de l’entreprise de pérenniser le projet communautaire selon ces critères idéologiques de disponibilité pour tous (et dotée de 10 millions de dollars bloqués à cette fin).

Avant sa sortie pour le grand public, le projet très secret avait comme nom de code no-name-yet23, « pas encore de nom ». Dès le début, les noms des nouvelles distributions s’organisent d’une manière précise : [adjectif] [animal]. Il annonce une nouvelle version tous les six mois et des cycles de développement de deux ans (détails dans Versions). Sur le portail (Launchpad) chargé entre autres de lister les bugs d’Ubuntu, le premier bug24 constaté est resté célèbre : Mark Shuttleworth dénonce le fait que Microsoft ait une part de marché écrasante, et qu’il soit difficilement possible d’acquérir un ordinateur dans un magasin sans Windows préinstallé. Ce bug a été confirmé dans de nombreux pays, notamment en Belgique, au Canada, en France et en Suisse, et c’est un des buts d’Ubuntu de le réparer, selon les termes mêmes de Mark Shuttleworth (pour en savoir plus: vente liée de logiciels avec du matériel informatique).

En 2005, un an après sa création, Ubuntu suscite l’intérêt de nombreux internautes25.

En 2006, Ubuntu 6.06 LTS (de nom de code « Dapper Drake ») est la première version issue d’un cycle de développement de deux ans. L’installeur Ubiquity apparaît sur le LiveCD et équipe depuis lors l’ensemble des LiveCD. Canonical passe des accords avec Sun Microsystems.

En 2007, la version Ubuntu 7.04 inaugure les effets 3D avec Compiz (désactivés par défaut) et le rapatriement, via une interface graphique, du dossier « Mes documents », des fonds d’écran, des favoris Internet et des contacts (courrier électronique et messagerie instantanée) depuis un ancien système d’exploitation. En France, l’Assemblée nationale s’équipe d’ordinateurs Ubuntu26. Intel passe un contrat avec Canonical pour développer une plate-forme mobile : Ubuntu Mobile. Dell vend des portables et des ordinateurs avec Ubuntu préinstallé depuis le 24 mai 2007 (le support Dell d’Ubuntu est effectué via Canonical). Ces ordinateurs sont également disponibles en France depuis le 8 août 200727.

En janvier 2008, en France, la gendarmerie nationale annonce son abandon de Windows et la migration de tous ses postes informatiques vers Ubuntu d’ici 2013 (soit environ 70 000 ordinateurs). Ce qui représentait sur la période 2004 à mars 2009 une économie de 50 millions d’euros28. La version d’Ubuntu adaptée pour être utilisée par la Gendarmerie nationale française se nomme GendBuntu.

En avril sort la deuxième version issue d’un cycle de développement de deux ans, la version Ubuntu 8.04 LTS, nom de code Hardy Heron (le héron robuste).
En juin, l’intégration de Gobuntu — version libre d’Ubuntu — à Ubuntu en tant qu’option d’installation est annoncée.
En septembre, en Suisse, les 9 000 ordinateurs des écoles genevoises auront entièrement abandonné les logiciels Microsoft Office. Dans un deuxième temps, Windows sera également abandonné pour migrer vers Ubuntu29,30.

Un exemple plus proche est le choix d’Ubuntu en 2008 pour tous les serveurs de Wikipédia (au total 400, qui gèrent au moment de l’annonce 684 millions de visiteurs par an31).

Le 9 avril 2010, Chris Kenyon, vice-président de Canonical, annonce que le nombre d’utilisateurs d’Ubuntu, qui était estimé à 8 millions en 2008, est désormais estimé à 12 millions32.

Le 5 avril 2011, Canonical met fin à son programme de distribution gratuite d’Ubuntu sur CD via son programme ShipIt (Système de distribution de CD-Rom gratuits). Désormais il sera possible d’utiliser un service cloud offert aux utilisateurs pour pouvoir tester Ubuntu sur Internet sans l’installer33.

Entre avril et mai 2011, la dernière version d’Ubuntu conduit certains utilisateurs à passer à Linux Mint, Fedora ou Xubuntu34 rebutés par le choix de l’équipe de développement de proposer Unity comme gestionnaire de fenêtres.

Dans la version 12.10 (octobre 2012), Canonical décide d’introduire des liens publicitaires vers le site commercial Amazon depuis l’interface Unity. Cette décision suscite une vive polémique au sein de la communauté des utilisateurs. Ces publicités étant liées au ciblage comportemental de l’utilisateur, elles posent notamment des problèmes de respect de la vie privée. Suite aux nombreuses protestations, Canonical a introduit la possibilité de désactiver cette fonctionnalité35,36.

Le 4 mars 2013, Canonical annonce le développement de son propre serveur d’affichage : Mir

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